Comment je suis devenu croque-mort animalier ? (vidéo)

Douar Eñvor en Breton, la terre du souvenir. C’est le nom du cimetière animalier qu’a créé Gabriel de Pimodan, au cœur d’un espace boisé à Langolen (29) Bretagne.

C’est le deuxième de ce type seulement en Bretagne. Un lieu dédié au repos et à la mémoire de nos amis à plumes, à poils ou à écailles, dans le cadre naturel et boisé du domaine de Trohanet.

Cet espace se veut une alternative à l’incinération ou à l’équarrissage de nos fidèles compagnons. Rencontre avec Gabriel de Pimodan, le créateur de ce site du souvenir.

1000 m² dans le bois de Trohanet. Cet espace accueille depuis fin août un cimetière pour animaux, « Douar Eñvor / La Terre du souvenir », le seul dans le Finistère.

A l’iniative de ce projet, un père et son fils, Baudoin et Gabriel de Pimodan. Ils ont toujours eu des animaux. Il y a dix ans, ils ont enterré chez eux leur chienne Myrtille. Ils ont alors été surpris lorsque des personnes attachées à elle avait demandé où elle était, pour pouvoir se recueillir.

Un lieu pour montrer son respect et son attachement

Leur cimetière est ouvert, accessible tout le temps. Ils proposent un système de concession, de 5 ans minimum. Les tarifs varient selon le poids de l’animal (pas plus de 40 kg de toute façon). Gabriel joue parfois le rôle d’officier de cérémonie, à la demande. Les clients viennent de toute la Bretagne. Gabriel sait qu’il répond à une demande, celle d’un lieu où rendre un hommage.

« On voulait garder une trace de son passage »

Christophe a choisi d’y enterrer Hector, son chien. C’est avec émotion qu’il évoque sa perte subite en septembre, à la suite d’un problème de santé.

« On n’a pas eu le temps de se préparer à son départ.«  Il avait entendu parler du cimetière dans la presse. L’endroit s’est tout de suite imposé, « apaisant ». « Nous ne voulions pas le laisser partir à l’équarissage. Nous voulions garder une trace de son passage, il nous a beaucoup apporté pendant huit ans et demi », raconte Christophe.

Dès qu’il le peut, il vient sur la tombe. Il apprécie les petites attentions de Gabriel, très à l’écoute dit-il.

Ouvrir un cimetière pour animaux

Pour ouvrir un tel cimetière, il faut l’autorisation de la mairie ainsi que des services d’hygiène de la préfecture.

 « Il faut être à une certaine distance des cours d’eau et des habitations » explique Gabriel. Il faut également respecter une profondeur d’au moins 1 mètre, pour éviter que d’autres animaux ne viennent déterrer les corps. « Ici nous on va jusqu’à 1m20 ». Enfin, il s’agit d’être sûr que l’animal n’a pas mordu 15 jours avant, pour assurer un suivi sur la rage.

Douar Eñvor peut accueillir entre 120 et 150 animaux.

(Source : France Info)

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