« Lola Ya Bonobo », un sanctuaire naturel dédié à la protection des bonobos (vidéo)

On l’appelle le « paradis des bonobos ». Brut s’est rendu en République démocratique du Congo, dans le dernier sanctuaire dédié à la protection de ces grands singes.

« Lola Ya Bonobo ». « Paradis des bonobos » en langue Lingala. Voici le nom très justement choisi de ce sanctuaire naturel situé en RDC et dédié à la protection de ces grands singes. Fondé en 1994, Lola Ya Bonobo accueille en permanence des dizaines de bonobos et leur permet de s’épanouir sans qu’aucun danger ne les menace.

« Les bonobos sont une espèce qui ne vit qu’en République démocratique du Congo, nulle part ailleurs au monde », explique Suzy, responsable bien-être des bonobos de Lola Ya Bonobo. « Et qui malheureusement est en danger de disparition par le fait qu’elle est menacée par le braconnage, menacée par la déforestation. »

Mais leur disparition est également liée à leur faible reproduction.

« Sa reproduction est lente et difficile », précise-t-elle. « Les femelles donnent un petit tous les cinq ans de leur vie. »

Les bonobos peuvent ainsi donner naissance à environ cinq bébés tout au long de leur vie puisqu’ils entrent en maturité sexuelle à l’âge de 12 ans et peuvent vivre jusqu’à 50 ans, à l’image de ses cousins de la famille des grands singes.

Une espèce proche de l’homme

Il en existe quatre dans le monde : l’orang-outan, le chimpanzé, le gorille et enfin le bonobo dont le comportement se rapproche le plus de l’homme.

« Le bonobo est considéré comme un animal qui vit dans une structure sociale très développée et bien structurée », explique Suzy. « Mais il est aussi considéré comme le plus pacifique des grands singes. » À chaque conflit, les bonobos vont, en effet, tenter de négocier par approche sexuelle. « Tous les individus du groupe sont impliqués parce qu’à chaque fois qu’il y a un stress ou un souci dans le groupe, ils doivent s’apaiser, se calmer. »

Des orphelins pris en charge

Actuellement dans le sanctuaire, cinq bébés bonobos sont pris en charge par les vétérinaires. Des petits qui « psychologiquement sont traumatisés par la mort de leur maman dans la nature. » Cette prise en charge a ainsi peut-être permis de leur sauver la vie.

Les bébés bonobos se laissent mourir sans leur mère parce que l’épanouissement dépend entièrement de la présence maternelle.

« Pour arriver à résoudre un peu ce traumatisme, la seule solution, c’est de leur trouver des mères de remplacement qui, grâce à l’affection et à l’amour maternel qu’elles leur donnent, arrivent à oublier le choc, le traumatisme, toutes les peines qu’ils ont connues. »

Les bébés sont nourris au biberon avec du lait de vache. Une fois sevrés, ils rejoignent l’enclos des adultes pour intégrer le groupe. Les bonobos sont ensuite réintroduits dans la forêt équatoriale au nord de la RDC, une réserve naturelle qui leur permet de vivre librement et en sécurité.

(Source ; France Info)

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