Une population d’orques est en train de disparaître (vidéo)

Depuis quelques mois, les appels à l’action se multiplient pour sauver une population d’orques vivant à l’Ouest des côtes du Canada et des États-Unis. 

Ce groupe d’orques, appelées « résidentes du Sud » car elles vivent dans un territoire s’étendant de la Colombie Britannique à la Californie, est aujourd’hui en danger d’extinction. Par des actions gouvernementales et citoyennes, cette situation peut encore être évitée.

Si on dénombrait encore 85 orques en 2006, leur nombre a drastiquement chuté. Selon la Raincoast Conservation Foundation, à la date du 18 janvier 2018, la population des 76 orques n’avait plus eu de nouvelles naissances viables depuis 2015. Le décès d’un « veau » ou nouveau-né est vécu par le groupe comme une véritable tragédie comme le montre cette vidéo d’une orque portant son nouveau-né mort à la surface pour l’empêcher de couler.

Selon cette même organisation, 70% des grossesses détectées dans le groupe et qui n’ont pas aboutis seraient dues notamment à un déficit crucial dans leur alimentation. Les saumons, qui constituent leurs proies naturelles, n’arrivent plus jusqu’à elles. En cause, les barrages installés le long de leurs chemins de migration, l’accroissement des zones de pêches, les nuisances sonores provoquées par les bateaux et les agents toxiques propagés dans l’eau. Selon l’organisation Orca Conservancy, la population de saumon serait estimée à environ 5% de ce qu’elle était historiquement, avec des spécimens présentant des tailles plus petites.

Pour le moment, les orques souffrant de malnutrition ou de maladies sont prises en charge, dans la mesure du possible, par des organisations de sauvegarde locales pour être soignées avant d’être relâchées en mer. Cette pseudo-solution n’est cependant pas viable sur le long terme. C’est pourquoi plusieurs axes d’action ont été définis.

Actions et solutions
La première action, cruciale, doit accroître la disponibilité des proies. Pour cela, certains barrages doivent être retirés. C’est un challenge complexe car de ceux-ci dépendent une partie des populations canadienne et américaine. Il faut donc, en parallèle, revoir les sources d’irrigation pour l’agriculture locale et fournir de nouveaux moyens de production énergétique aux ménages, tels que des éoliennes ou des panneaux solaires. Il est également essentiel de restaurer les lieux de fraie et de les nettoyer.

Une seconde opération viserait à diminuer la pollution sonore émise par les bateaux, et notamment les bateaux de plaisance, par l’application de nouvelles législations. Ceux-ci gênent les communications sonores émises par les groupes d’orques et les éloignent de leurs zones d’alimentation habituelles.

Une des causes de la disparition des orques se trouve également dans leur empoisonnement par des toxines provenant de produits chimiques et biologiques. Ces toxines attaquent leur système immunitaire, les rendant plus vulnérables aux maladies, font apparaître de nouveaux virus et ont un impact sur le développement des foetus. L’emploi de ces toxines doit être plus strictement réglementé pour empêcher leur apparition sur le marché et leur relâchement dans les eaux.

Que peut-on faire ?
Si nombre de ces mesures sont à prendre aux niveaux politique et législatif, les citoyens ont aussi leur part à faire. Limiter son impact écologique, par exemple, a une influence directe sur la qualité de vie des orques. Réduire la consommation de plastiques, changer ses habitudes alimentaires pour privilégier des produits exempts de substances toxiques, privilégier le recyclage sont des gestes simples qui sont constituent également une forme de militance.

Certaines des organisations de protection, citées plus haut, proposent de signer des pétitions ou de sensibiliser l’entourage via des actions concrètes. En parler, tout simplement, peut déjà éveiller les consciences!

(Source : 7s7)

4 réflexions sur “Une population d’orques est en train de disparaître (vidéo)

  1. Notre civilisation semble toxique pour la plupart des animaux en voie d’extinction.

    Est-ce que quelqu’un en tient compte quelque part.

    D’une manière capable de mobiliser un changement de comportement conséquent.

    Au lieu de traiter cas par cas sans que les sources de notre toxicité environnementale globale soient effectivement remises en question ?

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