L’intelligence artificielle, star du Web Summit de Lisbonne (vidéo)

Lors de cette grande conférence tech sont présentés des milliers de produits. Certains font rêver, d’autres inquiètent…

Elle est encore un peu timide et crispée mais Sophia, robot humanoïde de sa profession, aimerait bien se faire des amis. C’est l’une des stars du Web Summit de Lisbonne, où sont réunis tous les créateurs d’intelligence artificielle.

Ben Goertzel est le CEO de Singularity Net et le papa de Sophia : “La première machine intelligente sera la dernière invention dont l’humanité aura besoin. Il y a beaucoup de choses incroyables dans le monde, mais si nous pouvons créer une intelligence artificielle qui puisse en créer d’autres de plus en plus malines, nous aurons toutes sortes d’inventions qui dépassent tous les rêves les plus fous de l’humanité”.

Le 26 octobre dernier, l’Arabie Saoudite a franchi un pas important en accordant la nationalité saoudienne à Sophia, qui est donc aujourd’hui le premier robot à avoir une existence administrative.

Tout autre chose, chez Heptasense, startup portugaise, l’idée est d’analyser en temps réel les mouvements des personnes. Explications de Ricardo Santos, CEO de Heptasense : “Cela peut être des informations sur le mouvement lui-même, comment les gens bougent au sein d’un lieu spécifique. Des statistiques sur le visage, le sexe, l‘âge, la taille de la personne, mais aussi son comportement. Ce que les gens font dans une situation donnée, si ils font quelque chose de dangereux”.

Le Web Summit de Lisbonne est l’une des plus grandes conférences Tech d’Europe. 60.000 participants s’y retrouvent sur trois jours pour faire découvrir leurs produits, leurs idées, pour faire parler d’eux et lever des fonds. L’intellligence artificielle, bien-sûr, y occupe la place la plus médiatique, entre les réalités de la domotique quotidienne et les fantasmes d’un monde dominé par les machines…

(Source : Euronews)

L’intelligence artificielle inquiète vraiment Elon Musk ⇓

Intelligence artificielle : l’espèce humaine est-elle menacée ? ⇓

Une réflexion sur “L’intelligence artificielle, star du Web Summit de Lisbonne (vidéo)

  1. Avant de commenter, j’ai attendu mon tour, juste pour voir. La place étant laissée vide, j’essaie de redire ce que j’ai vu et entendu avec mes mots.

    Vidéo 1 – Une Sophia encore timide et crispée ne me la rend pas plus accessible. Pratiquement inaccessible, elle fait parler d’elle. Très bien. Acquérir la nationalité saoudienne me parait symptomatique. Porte-t-elle le niqab ou la burqa ? Sinon, peut-être qu’elle n’est pas encore reconnue comme humaine aspirante, en quête d’amitié. On s’y intéresse peut-être parce qu’elle préfigure le parti que certains riches, habitués à bafouer ou s’affranchir des droits humains, pourraient en retirer.

    De 0m51s à 1m05, je n’ai strictement rien compris, même après 3 auditions. Pourquoi ? Difficultés techniques : à cause de l’interférence ahurissante des deux voix. Je me suis dit : peut-être qu’on ne veut pas être entendu… en traduction. C’est un étrange pied de nez dans la marre des auditeurs conviés. Après tout, on nous parle du Web Summit… Jusqu’ici, c’est dans le ton d’une communication unilatérale.

    Vidéo 2 – Elon Musk formule ses inquiétudes : risque pour la civilisation humaine ; quand nous réagirons il sera trop tard. Tiens, ça me fait penser aux lenteurs à réagir au problème des changements climatiques ; même si tout le monde en parle, nous tardons à réagir, jusqu’à ce qu’il soit trop tard. «Just too bad» ?

    Curieuse similitude. Déjà, les technologies nous dépassent, sur tous les plans. Nous n’en mesurons pas les conséquences. Nous les accueillons bras ouverts, comme un salut possible, extasiés, sans mot dire, ou presque, sur les conséquences à venir.

    Pourquoi ? Peut-être parce qu’on en redemande, par aboulie, autant qu’on en promet, quasiment sans aucune restriction audible qui vaille la peine d’être écoutée, élaborée, entendue, partagée, discutée, débattue jusqu’à verdict. Car la durée du procès ne changerait rien de rien à l’élan technologique qui reçoit tous les investissements, quoi qu’en on dise. C’est alors vécu comme une fatalité irrépressible, qu’on nous présente comme un paradis d’avenir trans-humaniste, qui ferait table rase de l’humanité telle qu’on la connait. Rien de moins.

    On nous dit à radio-can que Facebook propose 71 genres lors de l’inscription. Incluant les genres trans-humanistes robotisés ? Je ne suis pas allé voir ça de près.

    Vidéo 3 – Se veut une réponse à tout, en condensé : moins de 5 minutes à haut débit verbal. Je résume. «Politique énergétique». Ce titre me fait penser à la «politique énergétique» actuellement tenue face à la perspective des changements climatiques. Plus souvent qu’autrement, c’est la politique du pire qui prédomine. Façon alarmiste de nous tenir en éveil ? Ou bien de nous anesthésier par une politique libérale d’aide à mourir ? Comme dit une pub de mal bouffe : c’est ton choix !

    Ça commence : tel portable, gps, robot chirurgien, analyseur sécurisant… accélèrent nos interactions par des raccourcis.

    Est-ce orienté vers un monde meilleur ? Test d’Alain Turing recalé, mais des joueurs experts sont battus plate couture. Cependant l’IA demeure artificielle. Jusqu’ici, elle ne s’intègre pas au facteur humain (au PFH). Bien au contraire, elle l’abat, rivalise, triomphante en expertise, malgré tout. Bien qu’irresponsable et sans morale.

    Alors on dramatise l’absence actuelle de législation sur les robots. C’était pris en compte dans la science fiction. On évoque la «reconnaissance» d’identité (visages), puis d’une charte des droits et devoirs du fabricant, de l’usager et du robot qui serait conforme aux règles d’Asimov.

    Petit intermède sur les robots tueurs. Le bonheur humain leur échapperait-il ? Moshe Vadi (prix Gödel) prédit que 50% de l’humanité sera mise au chômage en 2060. Alors où serait le progrès ? Réponse : dans une machine assez altruiste pour nous tirer vers le haut, le moment venu.

    Apparemment, c’est l’ultime et dernier recours. Soit après avoir donné libre cours à la libre créativité. Comme pour le réchauffement climatique : politique énergétique du pire ? Pour que le meilleur émerge en bout de ligne ? On sauve ainsi au moins le classique «happy ending» hollywoodien. Ouf. Client passif (que je suis) très satisfait du prix payé pour le «spectacle», le «schow» dont il est apparemment la farce. Et après ?

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