Un sous-marin pour explorer les lacs de méthane de Titan et de l’acrylonitrile détecté dans l’atmosphère (vidéo)

Les ingénieurs de la Nasa ont dévoilé un projet de véhicule sous-marin capable de plonger dans les mers de méthane de Titan, une des lunes de Saturne.

Depuis 2004, la sonde Cassini était en orbite autour de Saturne, la planète aux anneaux. Grâce aux photos fournies par l’appareil, les astronomes ont pu confirmer la présence de lacs ou de mers d’hydrocarbures à proximité des pôles de Titan, la plus grosse lune de Saturne. Un milieu intriguant que les spécialistes rêvent de sonder plus en détails. Leurs désirs pourraient bien se concrétiser grâce à la Nasa qui projette d’y envoyer un sous-marin.

Plonger dans la « Kraken Mare »

Titan est le seul satellite connu à posséder une atmosphère dense, dans laquelle des vapeurs d’hydrocarbures ont été détectées avec de nombreuses molécules différentes. Une atmosphère d’ailleurs qualifiée de « véritable zoo de substances complexes » par Scott Edington, du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa. La surface de Titan est, elle aussi, étonnamment variée. Elle est parsemée de lacs de méthane et d’éthane avec des îles qui apparaissent au gré des saisons. C’est l’une des plus grandes de ces étendues liquides, la Kraken Mare, qui est au centre du projet de sous-marin dévoilé lors d’un récent congrès et complété d’un PDF mis en ligne par la Nasa.

NUCLÉAIRE. La Kraken Mare mesure 1170 km dans sa plus grande longueur et pourrait avoir jusqu’à 300 mètres de profondeur. Elle est composée d’hydrocarbures (essentiellement du méthane et de l’éthane) liquides dont la température avoisine les -190° c.

Y faire évoluer un sous-marin est donc un défi scientifique sans précédent… Le véhicule imaginé par la Nasa aurait la forme des engins qui évoluent sous les mers terrestres. Il serait propulsé par un générateur thermique, un RTG (pour Radioisotope Thermoelectric Generator) qui produit de l’électricité en convertissant la chaleur émise par la désintégration d’isotopes radioactifs, généralement du plutonium 238. C’est donc un sous-marin nucléaire que la Nasa veut envoyer sur Titan ! Au début de la conquête spatiale de nombreuses sondes et robots étaient équipés de RPG. Aujourd’hui, les panneaux solaires sont assez efficaces pour alimenter en énergie les sondes qui sont suffisamment proches du Soleil. Certaines, trop éloignées de notre étoile, comme New Horizons qui scrute la planète naine Pluton, sont toujours équipées de RTG. Et c’est aussi le cas du fameux Curiosity, l’arpenteur du sol martien depuis août 2012.

Ce réacteur permettrait aussi au sous-marin et à son électronique de ne pas geler dans la mer glacée de Titan. Selon le document, il pourrait se déplacer à la vitesse d’un mètre par seconde avec une autonomie de 90 jours. Bourré de capteurs, il effectuera de nombreuses analyses au cours de sa mission dont il transmettra les résultats grâce à une antenne, lors de remontées quotidiennes en surface.

(Source : Sciences & Avenir)

De l’acrylonitrile détecté dans l’atmosphère

Les scientifiques de la NASA ont définitivement détecté l’acrylonitrile chimique dans l’atmosphère de la lune de Saturne Titan, un endroit qui a longtemps intrigué les scientifiques qui enquêtent sur les précurseurs chimiques de la vie.

Sur terre, l’acrylonitrile, également connu sous le nom de cyanure de vinyle, est utile dans la fabrication des plastiques. Dans les conditions difficiles de la plus grande lune de Saturne, on pense que ce produit chimique est capable de former des structures stables et souples similaires aux membranes cellulaires. D’autres chercheurs ont déjà suggéré que l’acrylonitrile est un ingrédient de l’atmosphère de Titan, mais ils n’ont pas signalé une détection sans ambiguïté du produit chimique dans le smorgasbord de molécules organiques ou riches en carbone trouvées là-bas.

Maintenant, les chercheurs de la NASA ont identifié l’empreinte chimique de l’acrylonitrile dans les données de Titan recueillies par l’ Atacama Large Millimeter / submillimeter Array (ALMA) au Chili. L’équipe a trouvé de grandes quantités de produits chimiques sur Titan, très probablement dans la stratosphère – la partie brumeuse de l’atmosphère qui donne à cette lune sa couleur brun-orange.

(Source : NASA)

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