Comme Spider-Man, ces araignées projettent de la soie pour attaquer leur proie (vidéo)

 Des chercheurs australiens ont découvert la technique de capture de proie inédite de certaines araignées. Plus le temps d’attendre, les araignées Gnaphosidae passent directement à l’attaque !

Depuis la nuit des temps, il est de notoriété publique que le piège fatal de l’araignée se trouve être la soie qu’elle produit. En tissant sa toile de soie collante, l’animal entend bien emprisonner ses proies dedans. Jusqu’alors, les observations montraient qu’une fois la toile tissée, l’araignée attendait patiemment qu’un autre animal daigne se montrer dans les parages.

Lorsqu’elle sent sa toile vibrer, elle reçoit alors le signal d’alerte signifiant qu’une proie a été prise au piège. Si cette tactique a largement fait ses preuves chez la plupart des espèces, certaines ont décidé d’oublier les toiles et d’opter pour une stratégie plus directe. C’est ce que révèle une récente étude parue dans la revue Journal of Experimental Biology.

Projection de soie

Selon ces travaux, des arachnides appartenant à la famille des Gnaphosidae (en anglais « ground spider ») utiliseraient une technique d’attaque très différente de leurs consœurs pour se garantir un festin royal. Au lieu d’attendre que la proie ne se colle à la toile, ces araignées passent directement au duel et projettent la soie sur leur cible afin de l’immobiliser instantanément.

Ainsi, elles auraient la capacité de se confronter à des proies plus grandes qu’elles mais surtout, elles ont la possibilité de chasser à plus grande fréquence. C’est à un des chercheurs de l’Université Macquarie en Australie, Jonas Wolff, que l’on doit cette découverte. Accompagné de ses collègues, le spécialiste s’est vivement intéressé à cette espèce d’intrépides araignées.

En les observant de près, le groupe s’est aperçu qu’elles possédaient des glandes productrices de soie en moins grande quantité mais bien plus grosses que d’autres types d’araignées. Pourtant, les Gnaphosidae parviennent tout aussi bien à capturer leurs proies que les autres prédatrices.

Pour percer leur secret, l’équipe s’est décidé à placer plusieurs spécimens de l’espèce Drassodex heeri dans des conteneurs en plastique, accompagnées d’une autre araignée d’une autre espèce et de plus grande taille.

Emmêlée et immobilisée

« Les attaquent peuvent être très rapides : il peut être difficile de distinguer ce qui se passe », a expliqué Wolff dans un communiqué. Toutes les expériences ont ainsi été filmées et observées au ralenti pour étudier la technique d’attaque de la Drassodex. Sur l’une des vidéos, on s’aperçoit que l’araignée procède en plusieurs étapes.

Elle attache d’abord sa soie au sol avant de foncer vers sa proie. Elle emmêle ensuite cette dernière avec sa soie collante en piégeant de façon spécifique ses pattes et ses parties buccales. Le fil séchant rapidement, la victime se retrouve immobilisée et prête à la dégustation. D’après les chercheurs, c’est ce qui s’est passé dans la majorité des différentes expériences répétées.

Lorsque les prédatrices n’utilisaient pas leur soie pour attaquer, elles se sont contentées d’attraper leur proie directement, sans avoir recours à leur piège mortel, même si celui-ci était la stratégie la plus efficace. En outre, les scientifiques ont découvert que la soie des Drassodex différait de celle des araignées qui tissent des toiles.

Une soie plus résistante et élastique

Après étude de 17 spécimens et mesure des propriétés de leur soie, Jonas Wolff et ses collègues ont constaté que celle des Drassodex combine une grande résistance et une remarquable élasticité. Par ailleurs, la colle qui englue le fil est « extraordinairement déformable et solide », supportant une force plus de 750 fois supérieure à celle des colles artificielles.

Mais ces propriétés ne sont pas les seuls particularités des Gnaphosidae. D’après l’analyse des glandes, les araignées projettent aussi de la soie en bien plus grande quantité et à grande vitesse, probablement dans l’objectif de prendre le dessus et immobiliser leur proie le plus rapidement possible.

Pour Jonas Wolff repris par le National Geographic, « de toutes les familles au sein de la Gnaphosoidea et des alliés, les Gnaphosidae sont les plus diversifiés et répandus et leur succès écologique peut être lié à leur nouvelle utilisation de la soie ». Reste que cette technique d’approche ne va pas sans inconvénient.

Si ces araignées sont capables de chasser leurs proies plus rapidement, il a été observé qu’elles ont quelques lacunes à concevoir des abris de soie denses et bien fixés. « Il s’agit d’un exemple classique d’échange, où un mécanisme de capture de proies très efficace a évolué au prix d’une fixation de fil réduite, qui est une fonction de base pour toutes les araignées », a conclu Wolff.
(Source : Maxi Sciences)

Une caméra à grande vitesse a enregistré pour la première fois comment les araignées au sol attachent les pattes de leurs proies avec de la soie super-collante. ⇓

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