Un an après la fermeture du zoo de Buenos Aires, les animaux sont toujours en cage (vidéo)

Un an après sa fermeture, qu’advient-il du zoo de Buenos Aires ? Si l’année dernière la promesse de rendre les animaux à leur liberté avait été faite, le gage ne semble pas avoir été tenu. Bien que le lieu ait fermé ses portes, les animaux eux, se trouvent actuellement toujours en cage.

En juillet 2016, les responsables municipaux de Buenos Aires en Argentine avait pris une décision historique : celle de fermer le zoo de la ville après 140 années de bons et loyaux services. Le site qui comptait pas moins de 2.500 pensionnaires était désormais jugé vétuste et plus adapté aux animaux.

« Cette situation de captivité est dégradante pour les animaux, ce n’est pas une manière de prendre soin d’eux », avait expliqué Horacio Rodríguez Larreta, maire de la commune au cours d’une cérémonie officielle. Suite à la fermeture, le site devait ainsi être transformé en centre de protection et sensibilisation des espèces, tandis que la majorité des pensionnaires devaient être transférés vers des réserves naturelles du pays.

Un engagement qui n’a pas été tenu 

Mais un an après, l’amertume est grande. Car si le zoo a bien fermé ses portes, la plupart des animaux en revanche y demeurent toujours. Bien que des condors aient été libérés et 360 autres spécimens secourus de trafics aient été transférés dans d’autres institutions, la majorité des animaux du zoo sont encore sur place dans un environnement jugé « délabré » par l’ONG Fundacion Azara.

Les images capturées dans la structure montrent des hippopotames baigner dans des eaux sombres tandis que des girafes s’abreuvent à des containers en plastique accrochés au toit et qu’un babouin apparait derrière une cage vétuste. Autant dire qu’on est loin de « l’écoparc » promis par les autorités, où les animaux devaient vivre dans des conditions proches d’un refuge.

« [Les autorités] n’ont pas rendu les enclos plus grands. Il y a des changements d’infrastructure mineurs mais il y a surtout une détérioration globale », a expliqué Juan Carlos Sassroli, un ancien vétérinaire du zoo repris par NBC News. « Les enclos n’ont pas été modifiés et vraisemblablement les animaux souffrent ».

Une réorganisation plus compliquée que prévu 

Interpellées par des organisations de protection, les autorités ont confié que le processus était plus compliqué que ce qu’il n’avait pensé au départ. Pour transférer les animaux, des critères doivent être établis et des autorisations doivent être demandées.

Le zoo n’a que récemment engagé un responsable de la conservation pour étudier quels animaux peuvent être déplacés et certains experts craignent que les spécimens soient tellement habitués à leur vie dans la structure qu’un transfert même dans des réserves naturelles ne conduise à leur mort.

Le 23 mai dernier, les responsables du lieu ont évoqué un nouveau plan de « réorganisation du parc » sans préciser pour autant le sort réservé aux pensionnaires. « Nous savions que cela allait prendre du temps », a expliqué lors d’une conférence de presse Rodriguez Larreta. « Accélérer le processus ne fera que les mettre en danger donc nous allons prendre tout le temps nécessaire », a-t-il conclu.
(Source : Maxi Sciences)

L’info il y a 1 an ⇓

 

 

3 réflexions sur “Un an après la fermeture du zoo de Buenos Aires, les animaux sont toujours en cage (vidéo)

  1. Vétuste? Même les barreaux sont pourris!

    Après je comprends leur problème, que faire d’animaux nés en captivité? Les relâcher dans la nature équivaut à signer leur arrêt de mort. Les envoyer vers d’autres zoos? J’imagine qu’ils ont déjà fait des demandes partout mais que les autres zoos ont déjà tout ce qu’il faut à montrer et peinent déjà financièrement à leur maintenir des conditions de vie décentes.

    Les zoos tels qu’on les connaissait il y a 30 ans n’ont plus la quotte, aujourd’hui, on peut mettre des webcam planquées dans l’environnement naturel et voir ce qui s’y passe sans bouger de son canapé, et les animaux sauvages coûtent une fortune à maintenir en captivité dans de bonnes conditions.

    • Il faudrait peut être envisager un genre de zoo-retraite pour tous ces animaux que l’on ne peut pas libérer, mais dont on ne sait quoi faire, et de les laisser finir leur vie dans de bonnes conditions, mais qui voudra payer la facture?

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