L’Arctique, cimetière atomique et contamination radioactive (vidéo)

captureAu fond de l’Arctique, des épaves coulées ou abandonnées par la marine russe menacent aujourd’hui de libérer de fortes doses de radioactivité.

-Des milliers de caissons métalliques, -dix-neuf navires chargés de déchets radioactifs, -quatorze réacteurs, -trois sous-marins nucléaires…

Les parties métalliques rouillent, l’eau salée ronge le béton et des particules radioactives s’échappent des épaves. Pourtant, l’omerta est de mise.
Cet état de chose a bien été dénoncé par un ingénieur et inspecteur des sous-marins russe. La prison a été sa récompense.

Un rapport remis en 2011 au Kremlin par le ministère russe de l’Environnement appelait à couler des sarcophages de béton autour de deux des trois sous-marins d’ici 2014 au plus tard – mais la recommandation est restée à ce jour lettre morte.

Une bombe à retardement qui dort dans les eaux russes.

Selon des experts allemands, un sous-marin nucléaire menace de contaminer l’Océan arctique. Le sous marin K27 a été immergé en 1981 à 33 mètres de profondeur, moyen largement utilisé par l’Union soviétique puis la Russie pour se débarrasser des épaves.

« Cela signifie qu’une catastrophe silencieuse a d’ores et déjà commencé, explique Wolfgang Renneberg. Plus ces sous-marins seront sous l’eau plus il y aura de chances qu’il y ait de plus en plus de fuites radioactives qui contaminent la mer. »

Plusieurs autres sous-marins gisent en mer de Kara, et seraient potentiellement dangereux, selon les experts allemands qui s’appuient sur un rapport du ministère russe de l’Environnement datant de 2011.

Une récente expédition russo-norvégienne n’aurait, dit-on,  pas détecté de fuites radioactives. Elles seraient fatales pour les cabillauds, dont la mer de Kara est la réserve mondiale.

Mais la Russie a également intérêt à nettoyer la zone avant de commencer l’extraction de pétrole prévue dès 2014.

 

On vit toujours aujourd’hui sous la menace d’un accident nucléaire

Extrait d’un reportage Thalassa de Janvier 2008.

Le chantier naval de Zvezda est une gigantesque casse. Car on ne répare plus, on détruit, dans des conditions d’insécurité totale. Après avoir déversé pendant des années dans le Pacifique des tonnes de liquide radioactif provenant des sous-marins, après avoir stocké à ciel ouvert des déchets nucléaires et du combustible irradié on vit toujours aujourd’hui sous la menace d’un accident nucléaire. Une épée de Damoclès au-dessus de la tête des habitants de la région, et des pays voisins.

10 août 1985 : K- 314, project 671, explosion du réacteur nucléaire lors de sa recharge dans la baie de Chazhma, région de Primorye près de Vladivostok. Dix hommes d’équipage meurent sur le coup. Pendant l’accident, puis la liquidation 260 à 290 personnes sont irradiées, irradiation aiguë pour 39 personnes, la maladie du rayonnement est développée par 10 personnes. Plus de 100 000 curies de radioactivité furent mesurés alentour et il fallut plus de deux heures pour éteindre l’incendie. Un vaste secteur reste non dépollué et est toujours ouvert aux activités humaines. Les 2 000 habitants de la baie n’ont jamais été évacués. Le sous-marin et ses matériaux radioactifs reposent toujours au fond de la baie, sous plusieurs mètres de sédiments.

En savoir plus sur http://www.paperblog.fr/6384592/l-arctique-cimetiere-atomique-et-contamination-radioactive/#gAroQU86dxViC7He.99

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3 réflexions sur “L’Arctique, cimetière atomique et contamination radioactive (vidéo)

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