Un collectionneur prend le télésiège dans son jardin (vidéo)

captureDepuis 1976, Jean-Louis Hallenbarter récupère des télécabines. Il en a désormais une vingtaine. Certaines ont trouvé leur place devant chez lui.

Le jardin de Jean-Louis Hallenbarter n’est pas comme les autres. On peut y voir d’anciens télécabines et télésièges circulant sur un rail. Le Sierrois a collectionné des pièces durant plus de trente ans.

Impossible de manquer la maison de Jean-Louis Hallenbarter: une belle et grande vieille bâtisse plantée au milieu d’un ancien quartier de la ville de Sierre. Dans le jardin recouvert de givre, un immense sapin stylisé en métal, des petits pères Noël défilant dans les airs et… des télécabines et des télésièges.

 L’homme les a sortis d’un dépôt en les faisant glisser sur un monorail tout exprès pour sa visiteuse ébahie. Les autres machines dorment dans des dépôts attenants. «En tout, j’en possède vingt. La plus ancienne date de 1949 et vient de Crans-Montana, la plus récente a été construite en 1976 et a été démontée l’an dernier à Saas-Fee», précise le retraité valaisan.

Avec la «télécouchette»

Volubile malgré le froid mordant de ce petit matin d’hiver Jean-Louis Hallenbarter décrit et détaille l’histoire de chaque pièce en caressant leur carrosserie de la main. Sièges en bois ou en plastique, écrous d’origine, cabines avec ou sans vitre, alu soudé ou d’un seul tenant, de Crans-Montana, Verbier, Anniviers, Zermatt, Saas-Fee, Oberwlad, Grächen, Mörel, Riederalp, Grindelwald ou encore Leysin.

L’aventure de Jean-Louis Hallenbarter a débuté en 1976. Le Valaisan avait alors abandonné sa passion pour le planeur, puis pour le deltaplane. «C’était trop cher et je ne pouvais pas les pratiquer avec ma femme et mes enfants».

Il acquiert une première télécabine de l’ancienne installation Crans-Cry d’Er auprès d’une connaissance qui voulait en faire une cabane de vigne. Dans le jardin familial, les enfants en font leur terrain de jeu.

Une dizaine d’autres télécabines vouées à la démolition suivront. «J’en ai assemblé quatre et j’ai créé la «télécouchette», raconte Jean-Louis Hallenbarter, en montrant le spécimen qui trône encore dans son jardin. «Les week-ends, on l’accrochait derrière la voiture comme une caravane, on y dormait et on faisait une virée dans la région».

Mais l’âme du collectionneur s’éveille véritablement en 1984. Il acquiert alors une télécabine de Grächen et ne s’arrêtera plus.

Deux avant de raccrocher

Ce qui passionne le monteur-électricien à la retraite, c’est dénicher des pièces rares, les bichonner et constituer une suite historique logique. Depuis quelques années, il n’est plus à l’affût, enfin presque…

Il lorgne encore sur une télécabine datant des années 50, qui était en service à Saas-Fee et dont la carrosserie est l’oeuvre de Métalléger, une entreprise sierroise aujourd’hui disparue. Il a aussi réservé une télécabine d’Isenau aux Diablerets dont l’installation sera bientôt remplacée.

Ensuite, il ne collectionnera sans doute plus. Sans regret: «Une remontée mécanique a une durée de vie de vingt à vingt-cinq ans. Continuer à collectionner des pièces que l’on peut voir encore en circulation n’a aucun sens», estime-t-il.

Au maximum 50 kilos

La passion de Jean-Louis Hallenbarter ne lui a pas coûté cher: «J’ai eu la plupart des pièces gratuitement. Heureusement, car mon salaire de monteur-électricien ne m’aurait pas permis de faire autrement». Et puis le Valaisan est bricoleur et ingénieux: pour les besoins d’un spectacle à Sierre, il a inventé un monorail qu’il a ensuite adapté pour y faire glisser ses machines.

Ses télécabines et télésièges, il les a patiemment convoités puis tractés sur une remorque jusqu’à sa maison familiale. «Une machine pèse au maximum 40 à 50 kilos. C’est bien moins que les nouvelles qui sont dotées d’une mécanique beaucoup plus lourde», précise-t-il.

La collection et le jardin de Jean-Louis Hallenbarter reçoivent parfois la visite d’enfants pour des anniversaires, ou de joyeux adultes pour des apéros. Mais à 72 ans, l’homme souhaite bientôt décider de l’avenir de ses protégées.

«Ma fille et mon fils travaillent beaucoup et n’ont pas le temps de s’en occuper. Peut-être que je donnerai ma collection au musée des transports de Lucerne. Un de ses responsables m’a dit que j’avais du matériel que le musée n’a pas.»

(Source : 20 Minutes)

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