Baptiste Dubanchet, ce Français qui va traverser l’Atlantique pour lutter contre le gaspillage alimentaire (vidéo)

1Baptiste Dubanchet envisage de voyager de Paris à New York en vélo et en pédalo en ne consommant que des produits « périmés » pour sensibiliser à la problématique du gaspillage alimentaire. 

A l’âge de 28 ans, Baptiste Dubanchet, s’est lancé dans un projet pour le moins ambitieux : rejoindre New York depuis Paris en pédalant. Pour ce faire, il envisage de réaliser une première partie du voyage à vélo puis de réaliser la traversée de l’Atlantique à bord d’un pédalo.

Au-delà de la performance que cela représente (quelque 10.000 kilomètres), le Français désire surtout attirer l’attention sur une problématique récurrente, à savoir celle du gaspillage alimentaire. C’est pourquoi il a prévu de consommer tout au long de son périple des denrées périmées et/ou destinées à être jetées.

Dans imaginaire collectif, la péremption renvoie à un concept vague dont chacun tire ses propres interprétations. En cause : un système d’étiquetage compliqué et confus, prêtant régulièrement à confusion.

Deux mentions différentes

A l’heure actuelle, il existe en France deux sortes de mentions destinées à guider le consommateur : la date limite de consommation (DLC) et la durabilité minimale (DDM), également connue sous le nom de « date limite d’utilisation optimale » (DLUO).

La DLC indique la durée de vie maximale d’un produit. Sur l’emballage elle apparait à côté de la formule « à consommer jusqu’au ». Au-delà de cette date, la consommation de l’aliment peut comporter des risques pour la santé humaine.

La DDM (ou DLUO) correspond en revanche à la période à partir de laquelle les qualités nutritionnelles et organoleptiques d’un produit ne sont plus assurées. Sur l’emballage, elle apparait à côté de la formule  « À consommer de préférence avant le ».

Cette mention sous-entend la possibilité de consommer l’aliment après la date sans que cela ne représente un danger et ce même si le goût, la consistance ou l’apport nutritionnel se retrouve légèrement modifié.

Des produits encore comestibles longtemps après

Le problème est que ces deux mentions sont facilement confondues et cela encourage le gaspillage alimentaire. Selon les estimations faites par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), pas moins de 10 millions de tonnes de nourriture finiraient dans les poubelles chaque année.

« Alors que 870 millions de personnes souffrent de sous nutrition dans le monde, les pays riches se permettent de produire et d’importer trop de nourriture. Au final, c’est entre un tiers et la moitié de la nourriture qui est gaspillée au niveau global », explique le site du projet, la Faim du monde. « Un désastre à la fois pour les Humains mais aussi pour notre environnement ».

« On veut montrer qu’il y a des produits qui ne seront jamais avariés, qui ne nous rendrons jamais malade », explique Baptiste Dubanchet à France Bleu. « Le miel, les lentilles, les céréales, la farine on peut encore les manger des décennies plus tard ». Pour montrer l’exemple, le jeune homme envisage ainsi de manger notamment un kilo de riz étiqueté « à consommer de préférence avant juillet 2006 ».

Des solutions pour lutter contre le gaspillage 

Sa démarche vise non seulement à pointer du doigt le problème mais à proposer également des solutions. « Durant tout le voyage, il y aura une pétition demandant soit de changer, soit de modifier radicalement l’étiquetage pour que plus personne ne confonde un paquet de riz avec un yaourt », indique l’aventurier qui a réalisé un premier voyage en 2014.

Ce dernier a également prévu de se prêter au cours de son voyage à des tests sur la lyophilisation de fruits et légumes qui auraient été jetés, afin de proposer cette alternative au gaspillage alimentaire. La méthode consiste à conserver un aliment en le vidant de toute son eau ce qui empêche les bactéries de s’y développer.

Si tout se déroule comme prévu, Baptiste Dubanchet devrait partir le 6 janvier 2017 avec des étapes journalières d’entre 50 et 100 kilomètres et une traversée de trois mois. En attendant, il récolte les fonds nécessaires à sa mission à travers une campagne de financement participatif, lancée sur le site Helloasso. 
(Source : Maxi Sciences)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s