Expédition 50-51 accueilli à bord de la Station spatiale (vidéo)

captureL’équipage, composé d’une Américaine, un Russe et un Français, va pouvoir commencer sa mission.

La capsule Soyouz s’est amarrée samedi à la Station spatiale internationale (ISS), où ses trois astronautes –une Américaine, un Russe et un Français, doivent passer six mois, a annoncé la NASA. «Amarrage confirmé», a annoncé un commentateur de la NASA lorsque la capsule s’est amarrée à l’ISS à 21H58 GMT, selon des images en direct de l’agence spatiale américaine.

Les trois astronautes avaient décollé du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) jeudi à 20h20 GMT.

Après la séparation de la capsule MS-03 du troisième étage du mythique vaisseau spatial pour se placer en orbite à 200 km au-dessus de la Terre, presque neuf minutes après le décollage, l’équipage est resté plus de 48 heures dans ce minuscule module de seulement 2,5 mètres de long.

Pour l’amarrage, elle s’est mise à la même altitude que l’ISS, qui tourne à 28’000 km/h à 400 km au-dessus du globe terrestre.

 62 expériences

Il fallait encore environ deux heures de vérifications pour s’assurer de la parfaite étanchéité entre la capsule Soyouz et l’ISS, avant que les trois nouveaux arrivants puissent se dégourdir les jambes et entrer dans la Station, a précisé la NASA, qui a publié les images de leur arrivée sur Twitter.

 Les capsules Soyouz sont désormais les seules à pouvoir acheminer des astronautes vers l’ISS, depuis la fermeture du programme de navettes américaines en 2011.

Pendant six mois à son bord, le Français Thomas Pesquet doit réaliser pas moins de 62 expériences pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (Cnes, France). Et 55 autres en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise.

Le Français étudiera ainsi l’impact de l’apesanteur sur la musculature, une analyse dont les résultats pourraient aider à soigner les myopathies. Il essaiera aussi des technologies susceptibles de révolutionner la purification de l’eau ou des matières autonettoyantes utilisables à terme dans les hôpitaux.

376 jours

L’Américaine Peggy Whitson procèdera à des expériences sur l’impact de la lumière sur le cycle de sommeil, tandis que Oleg Novitski fera pour le compte de l’agence spatiale russe Roskosmos plus de 50 expériences scientifiques.

Les trois nouveaux arrivants devaient être accueillis par l’Américain Shane Kimbrough et les Russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko, arrivés le 19 octobre.

Le commandant de bord du Soyouz, Oleg Novitski, a une grande l’expérience de l’espace. A 45 ans, cet ancien pilote de l’armée de l’air russe, qui vient d’être père, a passé cinq mois sur l’ISS en 2012 et 2013.

A 56 ans, Peggy Whitson cumule déjà 376 jours dans l’espace et totalise six sorties extra-véhiculaires. Elle a déjà deux séjours sur l’ISS à son actif. Son premier vol remonte à 2002, quand la Station spatiale était encore en train d’être assemblée.

Continuité depuis 15 ans

Face à ses coéquipiers, Thomas Pesquet, un ancien pilote de ligne âgé de 38 ans, saxophoniste à ses heures, est le dixième Français à être parti pour l’espace et le premier depuis 2008, fait figure de «petit jeune».

Le transport de chaque astronaute coûte 71 millions de dollars dans la capsule Soyouz, qui ne peut en transporter que trois à la fois. L’ISS est habitée continuellement depuis plus de quinze ans.

(Source : AFP)

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