Des singes plus doués qu’on ne le pensait (vidéo)

1Débiter des pierres pour produire des éclats tranchants ne serait pas l’apanage des premiers hominidés, des singes pouvant également fabriquer de tels objets selon une nouvelle étude publiée mercredi dans la revue britannique Nature.

« Nous avons observé des Sapajous à barbe (des singes du Brésil, ndlr) cassant délibérément des pierres et créant involontairement des éclats comportant de nombreuses similitudes avec ceux produits par les premiers hominidés de l’âge de pierre », explique Tomos Proffitt de l’Université d’Oxford.

Les artistes observés, les Sapajous à barbe (Sapajus libidinosus) sont des primates de moins de 4 kg qui peuplent notamment le parc national de la Serra da Capivara au Brésil.

On sait depuis longtemps qu’ils utilisent des outils de pierre pour, par exemple, casser des noix (comme les chimpanzés).

Eclats tranchants
Mais c’est un spectacle plus étonnant que relatent les chercheurs: les bipèdes frappant, à plusieurs reprises, une pierre contre une autre, et produisant des éclats tranchants.

Les Sapajous à barbe seraient même capables de choisir les pierres qu’ils vont frapper en fonction de leur composition et de leur forme, privilégiant les arrondies.

« Cette observation est importante, car les archéologues ont toujours cru que la production d’éclats de pierre présentant des cassures en courbe et des bords tranchants était réservée aux hominidés », explique Tomos Proffitt.

Quel objectif?
Par contre, contrairement aux hominidés, les primates ne maitrisent pas l’utilisation de ces éclats. Selon les chercheurs, « il est même difficile de comprendre pourquoi les singes taillent ainsi les pierres ».

L’acte intentionnel chez les hominidés est fortuit chez le singe. Mais avec cette découverte nous allons devoir réévaluer « le niveau minimum de complexité cognitive et morphologique nécessaire pour produire ces éclats », note le chercheur.

(Source : Belga)

3 réflexions sur “Des singes plus doués qu’on ne le pensait (vidéo)

  1. Ce qu’il y a dans une noix semble intéresser les singes. Cassons-la pour voir. Maintenant, est-ce une noix ou une pierre ? Même question, même réponse.

    Faudrait voir par vidéo si la casse de pierre n’est pas une quête d’aliments détournée de son objectif premier. Par exemple, sur une pierre bien identifiée, ce pourrait être une simple pratique de la technique de casse… alimentaire. Question de parfaire sa technique. Je l’ignore. Sans questionnements, la recherche manquerait de motifs ou d’orientation.

    L’idée d’un «minimum de complexité cognitive et morphologique…» est intéressante. Mais elle détourne l’enquête vers des intérêts humains. Pour revenir au singe, la question serait de savoir pourquoi il casse des pierres. En postulant qu’il y a une ou plusieurs raisons possibles, à trouver et à tester. Soit par observation, soit par interactions astucieuses.

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