Les derniers mammouths d’Alaska sont morts de soif il y a 5.600 ans

L'archéologue mexicain Luis Cordoba exhume un crâne de mammouth à Mexico, le 24 juin 2016 (c) Afp

L’archéologue mexicain Luis Cordoba exhume un crâne de mammouth à Mexico, le 24 juin 2016 (c) Afp

Un des derniers groupes de mammouths laineux ayant vécu sur la planète est apparemment mort de soif il y a 5.600 ans en raison de la montée des eaux salées des mers autour de l’île où ils vivaient.

. Il y a environ 10.000 ans, les derniers mammouths laineux arpentaient encore la toundra glaciale au nord de l’Asie, les plaines d’Europe du Nord et les paysages gelés du nord de l’Amérique. Depuis, l’espèce a disparu et les scientifiques débattent encore des raisons de cette extinction.

Les derniers mammouths laineux d’Alaska ont peut-être succombé faute d’eau douce révèle une équipe de paléontologues de l’université de Pennsylvanie. Leur étude, publiée lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, met aussi en garde sur le fait qu’un scénario similaire pourrait mettre en péril la survie des habitants et animaux de certaines îles dans les années à venir en raison du réchauffement climatique et de la montée des océans. Les chercheurs ont travaillé sur l’île Saint-Paul, endroit isolé au sud-ouest de l’Alaska, qui faisait jadis partie de la partie émergée du détroit de Béring reliant le continent américain à l’Asie.

Les eaux ont progressivement entouré ces terres qui sont finalement devenues une île il y a environ 14.000 ans. Elle fait aujourd’hui 110 km2. Aucun humain ne vivait dans cette région à l’époque selon les scientifiques, qui ont collecté des sédiments dans le lit de l’un des rares lacs d’eau douce pour tenter de comprendre ce qui était arrivé aux mammouths.

A l’aide d’analyses au carbone 14 notamment, ils ont été en mesure de déterminer quand ces grands animaux avaient disparu. L’ADN trouvé dans ces sédiments a « montré la présence de mammouths jusqu’à il y a 5.650 ans, plus ou moins 80 ans », indique l’étude. « Après cette période, il n’y a plus d’ADN de mammouths et donc plus de mammouths sur l’île ». Les scientifiques estiment que ces animaux, ressemblant aux éléphants, ont réussi à survivre environ 5.000 ans de plus que les mammouths vivant sur les continents.

Ces derniers ont disparu plus rapidement, également en raison du changement climatique, mais aussi à cause de la chasse dont ils étaient victimes. Mais les mammouths de l’île Saint-Paul ont fini par disparaître eux aussi en raison du manque d’eau douce. « C’est un triste tableau pour ces mammouths », indique Matthew Wooler, de l’université d’Alaska à Fairbanks, coauteur de l’étude. « Le niveau des ressources en eau douce les a progressivement mis dans une situation intenable ».

Seule une population de mammouths sur l’île Wrangel, au nord de la Sibérie, disparue il y a 4.700 ans, a survécu plus longtemps que ceux de l’île Saint-Paul. « Cette étude renforce les inquiétudes du 21e siècle concernant la vulnérabilité des populations, notamment humaines, sur certaines îles en raison du réchauffement, de l’élévation du niveau des mers et des problèmes d’accessibilité à l’eau douce », concluent les chercheurs.

(Source : Sciences & Avenir)

2 réflexions sur “Les derniers mammouths d’Alaska sont morts de soif il y a 5.600 ans

  1. Il existe dans les légendes des ethnies d’Asie un certain nombre de contes où des animaux « fabuleux » interviennent !… Des descriptions de mammouths laineux s’y trouvent sans erreur possibles : il ne s’agit pas de canulars plus tardifs , en se servant des connaissances des voyageurs européens, lorsqu’ils parcoururent la Sibérie !… Pas de « légendes urbaines » ( ou « rurales » ! ), donc : la « légende mongole », qui affirmait que ces mastodontes vivaient dans « le monde souterrain » et mouraient en atteignant la surface et qui est assez cohérente avec les faits réels date de la Nuit des Temps , probablement contemporaine de la civilisation chinoise, soit au moins 2000 ans avant J-C !…Les voyageurs comme Marco Polo ont recueilli ces récits et ont témoigné de leur extrême antériorité !… Mais on peut supposer que de rares survivants de l’espèce ont pu « rencontrer » les chasseurs de Sibérie au cours des premiers siècles de l’ère chrétienne , mais avaient certainement définitivement disparu au cours du Moyen-Âge !…

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