La "technologie Star Trek", on y est déjà ?

Mark Rademaker a travaillé en collaboration avec l'ingénieur et physicien de la Nasa Harold G.White sur un modèle réaliste de vaisseau spatial avec moteur à distorsion. Mark Rademaker (https://www.flickr.com/photos/123021064@N05/)

Mark Rademaker a travaillé en collaboration avec l’ingénieur et physicien de la Nasa Harold G.White sur un modèle réaliste de vaisseau spatial avec moteur à distorsion. Mark Rademaker (https://www.flickr.com/photos/123021064@N05/)

Star Trek, référence de la science-fiction, décrit des technologies imaginaires. Mais sont-elles aussi futuristes qu’elles en ont l’air ? Tour d’horizon de ce que nous avons inventé. Ou pas.  Lire la suite

Des micros révolutionnaires développés au Japon

Imaginez un micro qui ne capterait que le son de la voix d’un chanteur pourtant situé à 20 mètres de distance, sans les autres bruits alentour, comme une caméra qui ne filmerait que son visage: cela existe.

Le géant japonais des télécoms NTT a présenté une nouvelle technologie de micros-zooms très sélectifs qui, selon lui, sont de nature à révolutionner la réalisation sonore des représentations musicales ou sportives, de même que notre rapport aux sons dans la vie quotidienne. 

Révolution sportive?
Chacun peut le remarquer: lorsque l’on tourne une vidéo, on peut sélectionner parfaitement le cadre de l’image, mais le son, lui, même s’il vient de l’extérieur dudit cadre, est perçu par les microphones qui sont souvent omnidirectionnels ou, s’ils sont directifs, ne sont pas suffisamment sélectifs. Il existe depuis longtemps diverses technologies professionnelles pour capter des sons distants, mais NTT affirme que son procédé permet réellement de sélectionner et percevoir très clairement à 20 mètres de distance plusieurs sons précis et de les subdiviser ensuite en fonction de celui que l’on veut précisément écouter. Et de citer en exemple la possibilité de distinguer lors d’un match de football ce que se disent les joueurs sur le terrain ou les mots que prononce l’arbitre. 

Recueil du son
Pour permettre le recueil du son émis en un point précis distant, une petite parabole est placée à l’arrière d’une grappe de 8 micros et concentre sur eux les signaux reçus. NTT a prévu un système qui regroupe douze ensembles de ce type, soit 96 microphones au total. Le tout pourrait être placé derrière un but d’un stade de football et capter les différents sons qui sont ensuite traités par un dispositif informatique capable de rediviser ces sons et de les synchroniser avec l’image. Ainsi, si le réalisateur montre un gros plan de l’arbitre en train de réprimander un joueur, le son "suivra". L’avantage est aussi que l’ensemble de micros est fixe mais il permet de naviguer en différents points de l’environnement sonore couvert. 

Objectif JO 2020
NTT aimerait que cette technologie puisse par exemple être utilisée pour les jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Une variante miniaturisée d’un tel dispositif (avec seulement trois micros) pourrait aussi trouver des applications dans la vie quotidienne, par exemple quand il s’agit d’isoler une source sonore (la voix du pilote d’un avion dans le cockpit, celle d’un automobiliste en conversation mains-libres, etc.) dans un environnement bruyant sans nécessairement fixer un micro sur chacun.

(Source : AFP)

Déguster des plats électriques (vidéo)

eleLe scientifique singapourien Nimesha Ranasinghe et son équipe ont développé un nouveau genre d’électrodes qui peuvent retranscrire le goût d’aliments virtuels sur les papilles de la langue. Placées sur le bout de la langue, ces électrodes sont capables de recréer les quatre saveurs principales du goût (le salé, le sucré, l’acidité et l’amertume) en stimulant les papilles.

Un camouflage optique qui supprime la banquette arrière d’une voiture (vidéo)

Merci à VinceSplowing Levesque pour cet articleUn système qui rend la banquette arrière d’une voiture transparente est en cours d’élaboration par un groupe de recherche à l’Université Keio.

Le système utilise la technologie de camouflage optique, en utilisant la réflexion récursive, aux véhicules. La technologie a été développée par le Professeur Masahiko Inami. Ce système a été optimisé pour rendre la banquette arrière transparente du point de vue du conducteur, rapporte diginfo TV.

"La principale caractéristique de notre système, cela rend les choses comme si vous pouvez vraiment voir à travers eux, plutôt que de donner une vue indirecte de ce qu’il y a derrière. Par exemple, avec un système qui montre les choses sur un écran, vous pouvez comprendre votre voiture position et où les obstacles, il donne une impression de profondeur, en faisant les choses là où on devrait être fait quand vous regardez en arrière. "

Dans ce système, les caméras vidéo de l’arrière est projeté sur le second plan en utilisant un demi-miroir. La vidéo est traitée par un ordinateur pour faire paraître les choses réelles, ce qui donne au conducteur l’impression que le siège arrière est vraiment transparent.

"L’écran est fait d’un matériau spécial appelé un réflecteur récursive. Optiquement, il a une caractéristique intéressante car elle réfléchit la lumière dans la direction d’incidence. Lorsque nous avons pensé à l’appliquer à l’automobile, elle donne une image claire en plein jour, plutôt que dans un endroit sombre. "

Actuellement, seule la banquette arrière a été rendue transparente, mais en fin de compte, l’objectif est de rendre l’habitacle complètement transparent à 360 degrés, sans angles morts.

"Mais à partir de maintenant, nous aimerions continuer à augmenter le nombre de points de vue. Nous prévoyons que le système puisse être utilisé facilement par n’importe qui."

"Nous discutons de la possibilité d’une collaboration avec les constructeurs automobiles. Il ya beaucoup de questions dans cette recherche, nous aimerions collaborer avec une variété d’entreprises. En ce qui concerne la version commerciale, nous espérons que nous serons en mesure d’en offrir un d’ici environ cinq ans. "

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Des chercheurs inventent le siège d’avion à climat personnalisable

Les trajets en avion sont souvent source d’insatisfaction. Quand un voyageur a trop froid et regrette d’avoir laissé son pull dans sa valise, son voisin, lui, souffre du manque d’humidité et aurait préféré pouvoir prendre sa crème hydratante. Autre problème: les passagers souffrant de la chaleur ont tendance à mettre en marche la ventilation et… à bien vite l’arrêter. Car, non seulement la ventilation fait beaucoup de bruit, mais elle assèche la peau des voyageurs.

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